« Chemins de méditations » est un livre écrit par Jung Mok, moniale bouddhiste coréenne.

Riche de sa connaissance du bouddhisme et d’une longue expérience d’accompagnement d’apprentis dans la méditation, elle propose une aide pour trouver une posture harmonieuse face aux émotions qui nous envahissent.

Le livre est découpé en différents chapitres, sur la colère, l’angoisse, la dépression, le pardon, ou encore comment répandre bonheur et harmonie dans le monde ou accueillir un enfant. Chaque thème commence par un conte, une histoire qui met en scène des personnages confrontés au sujet. Leur exemple nous invite à réfléchir à la vie que nous choisissons, à la réponse que nous voulons adopter face aux événements. Puis trois techniques simples de méditation sont proposées pour progresser dans notre capacité à adapter notre posture.

J’ai beaucoup aimé le style du livre, la simplicité de l’écriture et la beauté des histoires. Les textes sont eux-mêmes une invitation à plus d’amour et d’humanité dans la simplicité.


Les techniques de méditation

Parmi les techniques de méditation, toutes ne m’ont pas parlé. Je retiens néanmoins que Jung Mok a choisi des modalités faciles d’accès : la méditation est à la portée de tous et peut se faire dans des circonstances très variées. Plusieurs mettent en avant la respiration, en se concentrant sur l’air qui entre et qui sort, ne serait-ce que sur une dizaine d’inspiration et expiration.

Quelques chemins ont retenu mon attention :

  • L’idée de la méditation pour les enfants avec la manipulation de grains de riz. A utiliser pour librement représenter les émotions qui nous traversent.
  • Méditer en famille, dans un moment de tendresse avec un geste simple tel que se masser doucement le dos avec un tissu. Partager un moment simple de méditation avec des proches me semble quelque chose de très positif.
  • La pratique tibétaine « Tongmen » : s’installer confortablement, caler sa respiration, s’ancrer sur le sol, et se représenter à chaque inspiration absorbant la souffrance du monde et à chaque expiration que rayonnant de lumière et d’amour. L’idée d’avoir en soi le pouvoir de substituer la souffrance par l’amour, à travers le lien que je crée avec les autres formes de vie, est une idée magnifique. Par contre, ce n’est pas une méditation facile pour débuter !
  • Le mantra hawaïen « Désolé, pardon, merci, je t’aime » : à prononcer en adressant ces mots à ce qui souffre en nous. Je l’ai adopté très rapidement et je l’invoque dès que je sens que mes pensées partent en boucle sur un événement déplaisant. A ma grande surprise, il me suffit de le répéter trois ou quatre fois pour cesser de ressasser. Je me sens purifiée des pensées envahissantes inspirées du passé : je suis alors prête à m’ouvrir au présent.  

Et pour le plaisir des mots, un petit extrait :
Un jour, quelqu’un m’a demandé : « Ma sœur, qu’obtient-on en méditant ? »
Rien. Et quand ce désir d’obtenir quelque chose s’évapore, la pureté présente au fond de nous prend sa place et nous donne de la force.
Maître Dôgen a dit : « La méditation ne sert ni à atteindre l’éveil, ni à accomplir quoi que ce soit. C’est la paix et la bénédiction mêmes. »